Hier, le parcours du 101e Giro d’Italia a été dévoilé. Comme annoncé de longue date, ce premier Grand Tour de l’année prendra son départ à Jérusalem le vendredi 4 mai. Après trois jours en Israël, la caravane du Giro se rendra en Sicile pour les étapes quatre, cinq et six. Ensuite, l’Italie sera parcourue du sud au nord. Le dimanche 27 mai, la dernière étape est prévue dans la capitale, Rome.

Le nombre de kilomètres contre-la-montre est limité à un chrono inaugural de 9,7 kilomètres et à un exercice contre-la-montre de 34,5 kilomètres lors de la seizième étape. Sur papier, sept étapes ont reçu le label « plate », des étapes qui ne se termineront peut-être pas par un sprint massif. Les grimpeurs pourront se défouler lors du prochain Giro. Il y a pas moins de huit arrivées au sommet, notamment à l’Etna et au Zoncolan.

Le directeur sportif Lotto Soudal Bart Leysen était présent à la présentation et fait part de ses premières impressions sur le parcours.

Bart Leysen: « Un difficile et usant Giro attend les coureurs. Je pense qu’il y aura au maximum un sprint à cinq reprises. En Israël, il y a deux opportunités pour les sprinters. Lors de la première étape sur le sol italien (étape sept), nous pouvons également nous attendre à un sprint. La douzième étape est également désignée comme étape plate, mais les coureurs doivent escalader une ascension à un peu moins de quinze kilomètres de l’arrivée qui sera trop difficile pour les sprinters. Le lendemain, les hommes rapides auront plus de chance de lutter pour la victoire. Ensuite, il faudra attendre la dernière journée. »

« Cela ne sera pas une sinécure pour un coureur et son équipe de dominer tout le Giro. Selon moi, le classement sera souvent secoué. Le parcours en Sicile est difficile et de plus, on emprunte souvent de petites routes sur l’ile. Ces trois étapes auront déjà un impact sur le classement. Au vu du parcours éreintant, cela peut être néfaste pour un coureur qui joue le classement général de prendre le rose très tôt et cela offre des opportunités pour les échappés. Si les échappés veulent avoir une opportunité de lutter pour la victoire d’étape, ils devront également bénéficier de bonnes capacités en montée. En ce qui concerne le niveau de difficulté, le Giro est à comparer avec la Vuelta: il n’y a pas beaucoup de plat. Et au Giro, il y a souvent quelques difficultés bien connues sur le parcours, comme l’Etna, Finestre et le Zoncolan. »

« Le premier maillot rose sera distribué après un contre-la-montre, c’est donc un élément qui peut nous pousser à venir avec Victor Campenaerts au Giro. Le premier porteur du maillot rose pourra normalement le garder jusqu’en Sicile. Nous devons bien évidemment avoir un sprinter dans nos rangs et ensuite des gars qui peuvent grimper et effectuer une course offensive. J’espère que nous pourrons donner une suite au succès de la dernière Vuelta. »

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