WorldTour

Benoot et Keukeleire prêts pour Paris-Roubaix

12/04/2019

Les coureurs affronteront les mythiques pavés de Paris Roubaix ce dimanche 14 avril, sept jours seulement après le Tour des Flandres. Le parcours de 257 kilomètres reliera comme chaque année la ville de Compiègne et le légendaire vélodrome de Roubaix. Le peloton abordera le premier des 29 secteurs pavés, Troisvilles à Inchy, après 100 kilomètres de course. A partir de là, ces passages tant redoutés s’enchaîneront assez rapidement jusqu’à l’arrivée. La Trouée d’Arenberg, le secteur de Mons-en-Pévèle et le Carrefour de l’Arbre, tous trois secteurs à cinq étoiles, seront probablement les juges de paix de cette 117ème édition de Paris-Roubaix. 

Jens Keukeleire, coureur de Lotto Soudal, participera à Paris-Roubaix pour la dixième fois de sa carrière. Le Belge souhaite conclure sa belle campagne flandrienne avec une bonne prestation. Tiesj Benoot sera lui au départ de « l’Enfer du Nord » pour la troisième fois et il compte bien animer le final. 

Jens Keukeleire: « Je n’ai jamais été aussi en forme avant Paris-Roubaix. J’ai été proche de la victoire en 2015 mais j’ai finalement terminé sixième. Cette année-là, je suis tombé malade juste avant Paris-Nice et ce n’est qu’à Paris-Roubaix que je me suis senti à nouveau au top. J’ai déjà fait un beau parcours jusqu’à maintenant, ça fait du bien au mental. Ma prestation au Tour des Flandres me donne évidemment beaucoup de confiance. Mes performances ont été très consistantes jusqu’ici, mais j’attends toujours celle qui sera un peu meilleure que les autres. Ces dernières années, il me manquait toujours un petit quelque chose pour accompagner les meilleurs dans le final mais les semaines qui viennent de s’écouler ont montré que je ne devais plus craindre les autres coureurs dans les derniers kilomètres. Je suis capable de faire moi-même le forcing dans les passages difficiles. Je sens que la victoire est possible ce dimanche. »

« Il n’existe pas d’autre course où l’expérience joue un rôle aussi important qu’à Paris-Roubaix. J’en serai à ma dixième participation et j’apprends de nouvelles choses chaque année. Contrairement au Ronde, le parcours de Paris-Roubaix n’est emprunté qu’une fois par an, si l’on exclut les quelques étapes de pavé du Tour. Le reconnaissance et la course elle-même sont les seuls moments au cours desquels on peut tester le pavé. Avec l’expérience, on peut mieux appréhender la course. »

« Je m’attends à ce que le peloton reste groupé assez longtemps car on annonce un vent de face pour dimanche. Cependant, une fois la course lancée, ce sera à fond jusqu’à la fin. Il devrait y avoir un vent plus favorable dans les secteurs plus difficiles ,comme Bersée, Mons-en-Pévèle et le Carrefour de l’Arbre. C’est peut-être là que la course se jouera. Ce sera une des premières années où je ne devrai pas attaquer de loin. Jouer la carte de l’échappée matinale est souvent un pari risqué, surtout avec le vent défavorable que l’on annonce. Dans ces cas-là, on dépense beaucoup d’énergie et on n’a plus de force dans le final. »

Tiesj Benoot: « Dimanche marquera ma troisième participation à Paris-Roubaix. En 2015, j’ai subi deux crevaisons. L’année suivante, j’ai chuté lourdement au Tour des Flandres et j’ai crevé à un mauvais moment à Paris-Roubaix. Je n’ai donc jamais disputé le final de l’Enfer du Nord, mais je compte bien être de la partie cette année. Je dois d’abord me prouver à moi-même que je suis capable d’accompagner les autres dans les derniers kilomètres, et si tout se passe comme prévu, un beau résultat est envisageable. Ça ne dépendra pas vraiment de mon état de forme car je me sens toujours frais. Il me reste encore deux opportunités dans cette première partie de saison. Si je suis épargné par la malchance et si tout se déroule comme je le souhaite, je pourrai viser une place sur le podium. Le dénivelé du Tour des Flandres me convient peut-être un peu plus, mais l’explosivité est moins importante à Paris-Roubaix. Une course difficile jouerait en ma faveur. Je devrai essayer d’attaquer un peu plus tard. Avec un peu de chance, les autres se regarderont derrière moi et seuls quelques coureurs me suivront. »

« Il faudra surtout rester attentif à l’avant de la course. Une fois qu’on aura passé le Bois de Wallers, la course commencera réellement. Le vent sera, comme bien souvent, un facteur déterminant. Pendant la reconnaissance, j’ai remarqué que le vent était favorable aux attaques dans Mons-en-Pévèle et dans le secteur qui le précède. Le vent est défavorable dans beaucoup d’autres secteurs, mais pas dans ces deux-là. »

« Beaucoup de coureurs abordent Paris-Roubaix avec l’ambition d’y faire un bon résultat. Dans les autres classiques, le nombre de candidats à la victoire était plus réduit et il est donc très compliqué de lister tous les favoris pour dimanche. Je m’attends à retrouver des coureurs comme Oliver Naesen ou Wout van Aert à l’avant de la course, mais à Paris-Roubaix, il faut rouler sa propre course sans trop se préoccuper de celle des autres. »

Sélection de Lotto Soudal: Tiesj Benoot, Stan Dewulf, Frederik Frison, Jens Keukeleire, Nikolas Maes, Lawrence Naesen et Brian van Goethem.

Directeurs sportifs: Frederik Willems et Herman Frison.

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